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La Synchronisation des Ondes Cérébrales ou la Technique des Battements Binauraux

Lorsque l’on écoute dans des écouteurs stéréo, deux sons similaires mais sur des fréquences légèrement différentes, les neurones du cerveau adopteront une fréquence égale à la différence. Par exemple si l’oreille droite perçoit un son à la fréquence de 500 Hz et l’oreille gauche un son à la fréquence de 495Hz, le cerveau adoptera une activité à la fréquence de 5Hz. Que l’on appelle la fréquence résiduelle. Cet état induit la synchronisation des ondes cérébrales des deux hémisphères, c’est ce que l’on appelle les battements binauraux. L’effet sera d’autant plus important que la fréquence sera basse.

" Cette technique a été découverte par le Dr Gérald Oster de l’école de médecine du Mont Sinaï à New-York et a été popularisée par l’Institut Monroe aux États-Unis. Il existe de nombreux produits pour induire la relaxation. Certains utilisent les sons de la nature et la voix d’un hypnologue pour induire la relaxation par voie de suggestions. Même l’Institut Monroe utilise la voix d’un » guide « , en support des sons de fréquences différentes, pour induire l’état de profonde détente.

La synchronisation des ondes cérébrales, qu’est-ce que c’est ?

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d’années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd’hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies pour en modifier les mécanismes physiques. Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l’hémisphère droit avec celles de l’hémisphère gauche.

Les effets recherchés sont variés et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu’on appelle des états « non ordinaires » de conscience - notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu’il s’agit plutôt d’états peu courants - on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel. Les ondes cérébrales

Dans les différentes zones du cerveau, l’influx nerveux fonctionne en relative cohérence et de façon rythmique : les neurones s’activent ensemble (plus ou moins), comme une pulsation, puis se calment, puis s’activent de nouveau. Grâce à de petites électrodes placées sur le cuir chevelu et reliées à un appareil appelé électroencéphalographe (EEG, inventé en 1929), le rythme de ces pulsations peut se traduire en forme d’ondes.

L’intensité de l’activité cérébrale se manifeste par la fréquence de ces ondes. On les calcule en hertz (Hz) - un hertz égalant une ondulation par seconde. Si le graphique enregistré par l’EEG est plat, c’est qu’il n’y a pas d’activité cérébrale. Quant aux ondes générées par un cerveau actif, on les divise en 4 ou 5 fourchettes, dont les appellations viennent du grec ancien :

* Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêves.

* Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde, en plein éveil, atteinte notamment par les méditants expérimentés.

* Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l’éveil calme.

* Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes.

Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».
* Il arrive aussi qu’on parle d’ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d’une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de résolutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)

Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu’ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre : les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil...

D’autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la résolution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n’accède pas facilement. Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent influencer le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c’est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l’unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d’atteindre ces résultats en un rien de temps.

En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché. Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourraient graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l’influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l’EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.

Toutes sortes de compagnies produisent des disques de musique jouant sur ce principe de résonance, généralement avec des fréquences de 3 à 8 Hz, pour favoriser l’apprentissage et surtout la détente. On y combine parfois des injonctions parlées capables d’induction hypnotique — pour arrêter de fumer, par exemple. Une compagnie a même donné le nom « d’audiocaments » (marque déposée) à des produits de ce genre1.

S’agit-il de messages subliminaux ? En principe, non. D’ailleurs, les entreprises inscrivent généralement une note sur leurs produits pour déclarer que ceux-ci ne contiennent aucun message subliminal pouvant représenter un viol psychologique. Certaines personnes s’inquiètent quand même2. Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c’est une chose, mais faire adopter le même rythme par les 2 hémisphères du cerveau, c’est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des 2 hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.

Un moyen d’y arriver a été découvert en 1973 par le Dr Gerald Oster, à l’École de médecine du Mont Sinaï, à New York : cela s’appelle les « battements binauraux » (qui concernent les deux oreilles). Lorsque, avec des écouteurs, on fait entendre une fréquence différente à chaque oreille, le cerveau adopte le rythme de la différence entre les 2 fréquences : si l’oreille gauche reçoit une fréquence de 210 Hz et la droite, de 200 Hz, les neurones des 2 hémisphères du cerveau adopteront une activité de 10 Hz, la fréquence différentielle. On appelle ce mécanisme la « réponse d’adoption de la fréquence ».

Apparemment, on ne peut pas jouer ainsi avec n’importe quelles fréquences, mais les chercheurs de l’Institut Monroe3, l’entreprise la plus active dans le domaine de la technologie de la synchronisation cérébrale, disent avoir découvert une cinquantaine de combinaisons dont les effets sur le cerveau seraient particulièrement bénéfiques. Robert Monroe, aujourd’hui décédé, a fait breveter ce procédé en 1975 et a conçu une série d’outils connus sous le nom de Hemi-Sync. Les plus simples sont des enregistrements sonores dans lesquels les signaux hertziens sont camouflés sous divers sons plus ou moins musicaux. On retrouve également des appareils plus complexes combinant ondes sonores et impulsions visuelles.

Pour faciliter le sommeil, par exemple, la fréquence différentielle des battements binauraux évolue lentement de 8 Hz à 2 Hz, favorisant donc le passage, en 40 minutes, d’un état de relaxation léger (8 Hz) à un état de transe profonde (2 Hz).

L’Institut Monroe affirme sur son site que ses produits sont susceptibles de faire « se concentrer les ressources du cerveau, de l’esprit et du corps pour atteindre divers buts », entre autres :

* activer un processus de croissance émotionnelle (développer l’estime de soi, éliminer l’autosabotage, etc.) ;
* améliorer la détente et le sommeil ;
* augmenter la productivité et la performance mentale ;
* susciter des expériences transcendantes (faciliter la méditation, donner accès à l’intuition, etc.) ;
* apporter un soutien pendant la grossesse et l’accouchement.

Mis à part ceux de l’Institut Monroe, de nombreux autres produits sont offerts sur le marché, surtout pour favoriser la relaxation et la créativité. La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les gens d’affaires et les sportifs, que pour ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d’ailleurs d’« entraînement mental » et de « neurodynamique ». Applications thérapeutiques de la synchronisation des ondes cérébrales haut

Jusqu’à maintenant, peu de recherches scientifiques ont évalué la synchronisation des ondes cérébrales comme outil thérapeutique. Quelques-unes ont toutefois tenté d’évaluer sa capacité à contrer l’anxiété ou à diminuer l’analgésie au cours d’interventions chirurgicales.

Efficacité incertaine Réduire l’anxiété. En 2007, une étude pilote a évalué l’effet de la synchronisation des ondes cérébrales dans la gestion du stress et de l’anxiété6. Pendant 60 jours, 1 fois par jour, 8 sujets en bonne santé ont écouté une bande sonore composée de battements binauraux combinés à des sons imitant de la pluie et des cloches. Des changements psychologiquespositifs ont été observés à la fin de l’étude. Une diminution de l’attitude anxieuse (trait anxiety) a été constatée chez les participants. Cela suggère une amélioration de la perception et de la gestion du stress et de l’anxiété en général.

Ces résultats viennent appuyer ceux publiés en 2001 par une clinique montréalaise évaluant des sujets présentant des niveaux légers d’anxiété7. Les chercheurs ont observé que le niveau d’anxiété des participants avant et après l’écoute était passé en moyenne de 41 % à 21 %. Ces résultats montrent que la technique de synchronisation pourrait également être utile dans les cas d’anxiété légère. Cependant, il est impossible de conclure avec certitude à l’efficacité de la thérapie, car trop peu d’études ont été réalisées jusqu’à maintenant.

Efficacité incertaine Réduire l’anxiété préopératoire et diminuer les analgésiants. La synchronisation des ondes cérébrales a fait l’objet de quelques essais cliniques aléatoires dans un contexte d’interventions chirurgicales. Dans l’un d’eux, publié en 2007, 20 patients ont écouté pendant 20 à 60 minutes avant leur chirurgie, soit une bande sonore composée de battements binauraux, soit de la musique de leur choix8. Les chercheurs ont observé des diminutions de l’anxiété préopératoire dans les 2 groupes, mais de façon plus importante dans le groupe avec battements binauraux.

Quatre autres études portant sur l’utilisation de cette technique pendant une chirurgie ont été répertoriées9-12. Deux de celles-ci indiquent que les patients subissant une chirurgie sous anesthésie générale avec écoute de musique et de battements binauraux nécessitaient moins d’anesthésiants que les patients des groupes témoins9,10. Par contre, les 2 autres n’ont pas permis de constater de différences significatives entre les groupes11,12.

Synchronisation des ondes cérébrales

Section Applications thérapeutiques Recherche, rédaction et révision scientifique : Claudine Blanchet, Ph. D., Chaire en approche intégrée en santé, Université Laval. (décembre 2009) La synchronisation des ondes cérébrales en pratique haut

On trouve facilement sur le marché des enregistrements dont la musique ou les sons de la nature suscitent de façon naturelle les ondes alpha propices à la détente. Il existe aussi, mais c’est moins courant, des enregistrements dans lesquels on a intégré des sons de type alpha ou bêta dans le but précis d’induire un état de relaxation ou de concentration. Ces enregistrements, parce qu’ils ne contiennent pas de battements binauraux, peuvent être écoutés sans écouteurs, simplement diffusés par une chaîne stéréophonique. Généralement, le programme suit une progression pour amener le rythme des ondes cérébrales à la fréquence désirée en 30 ou 40 minutes.

Ce type de produit est également offert en version informatique, pour diffusion sur l’ordinateur pendant que vous travaillez (préférablement une version pour concentration plutôt que pour détente...).

Les appareils à battements binauraux qui combinent effets sonores et lumières clignotantes ne se trouvent qu’auprès des praticiens ou sur Internet. On les connaît sous l’appellation générale de stimulateurs audiovisuels ou Mind Machines. Un même appareil peut offrir plusieurs programmes – relaxation, créativité, concentration, etc. Certains centres de massage, spas ou bains flottants offrent des séances à l’aide de ces appareils. Une séance dure généralement 30 minutes.

L’Institut Monroe et les gens qui y ont été formés offrent des séances allant jusqu’à 6 jours avec des équipements beaucoup plus élaborés dont l’objectif est le développement affectif, mental ou spirituel (expansion de la conscience), et l’amélioration de la santé (voir Sites d’intérêt, livres, etc.).

Hutchison Michael. Megabrain : New Tools and Techniques for Brain Growth and Mind Expansion, Hyperion, États-Unis, 1994 (première edition en 1986). Hutchison est un fervent de la technologie susceptible d’amener le cerveau en quatrième vitesse. Son livre décrit les divers phénomènes en cause.

Voir aussi la bibliographie du site du Monroe Institute. "

The Monroe Institute
Ce centre a but non lucratif est un des chefs de file de la recherche sur la stimulation technologique du cerveau.
www.monroeinstitute.org

Institut Monroe Québec
Renseignements variés et offres de stages et de séjours.
http://institutmonroe-quebec.com

Centre Alternatif Santé Naturelle
Cette fondation sans but lucratif est aussi un centre de croissance personnelle qui utilise entre autres des techniques proches de la synchrothérapie.
www.centrealternatifsante.qc.ca

Recherche et rédaction : Lucie Dumoulin et Léon René de Cotret, mise à jour : janvier 2010

 

 

 

 

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